Mentionnés dans le registre des propriétés du village dès le XVI° siècle, pourvoyant aux besoins des habitants depuis des temps immémoriaux, les jardins occupent les espaces au-delà des murailles. Ils forment une mosaïque de parcelles de diverses tailles, auxquelles on accède par un labyrinthe d’étroites sentes bordées de murets de pierre sèche.

A la belle saison le jardin nous aimantait pour ses douceurs. D’abord pour les pêches de la St Jean, d’un velours exquis et d’une saveur fondante et parfumée. Ensuite et surtout vers la planche des melons. Ha,ces cavaillons ! Craquants, gorgés de soleil, bien juteux en bouche ! Notre impatience nous faisait guetter leur maturité, évaluer à l’œil et à la pesée leur état. Nous allions jusqu’à découper un triangle, écorce et chair pour une appréciation plus fine. Découpe que nous remettions en place si le résultat gustatif n’était pas satisfaisant et laissait pousser un juron au papé si le melon arrivait jusqu’à table avec cette infirmité.
Inconnu





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