La Saint-Jean

Essentiellement, ce feu traditionnel se faisait à la terrasse. Je me souviens d’une fois où il a été fait dans la rue principale, face au café Daumas. Une autre fois il s’est fait à la sortie du porche du maréchal devant la forge. Une anecdote, le lendemain Vialaret Henri dit Poustomi est venu chauffer son café sur la braise restante. Les gens ramassaient les cendres éteintes du feu pour assainir le jardin.

Contrairement à ce que nous connaissons aujourd’hui, nous n’avions pas de musique, pas de partage de gâteaux confectionnés généreusement, pas de petits coups à boire offerts. Les gens se racontaient tout simplement.

PICOU   ANNEES 1930-1950

Autour du 24 juin, à Joncels nous fêtons saint Jean. La tradition dit que les jeunes filles doivent sauter le feu pour épiler leurs jambes après le long hiver.

C’est Jeannot qui nous approvisionnait pendant plusieurs années avec les chutes de son usine et nous pouvions faire un grand feu jusque tard dans la nuit.

A la terrasse, l’association Patrimoine Traditions et Culture disposait des tables, des chaises et des bancs. Les Joncellois amenaient des gâteaux faits « maison », des friandises à partager, le tout arrosé de vin blanc, de jus de fruits… A la tombée de la nuit, on allumait le grand feu et l’ambiance était des plus animée : musique, danses, farandoles et même quelques belles animations nous ont permis de nous retrouver, toutes générations confondues.

Le petit feu des enfants a toujours eu beaucoup de succès. Ils étaient nombreux à sauter les flammes, la peur au ventre. Au petit matin la braise ne manquant pas, saucisse grillée pour ceux qui aident au rangement du matériel. Et nous levons nos verres à cette fête traditionnelle du feu, de la lumière qui annonce les beaux jours et qui permet aux Joncellois de se retrouver dans une ambiance chaleureuse.

ROSELINE    (un peu plus tard)

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