C’était une matrone poilue, broussailleuse que n’étouffait pas l’hygiène.
Dans son recueil bilingue occitan-français Sem de Jaussels, Gérard Cauvi nous apprend qu’elle urinait debout à l’entrée du village.
Dans les agapes joncelloises c’est elle qui assurait la coupe des grosses miches de pain, avec de larges tranches.
Entre chaque coupe, elle s’essuyait le nez d’un revers de main pour écarter la morve qui s’écoulait de ses narines et envoyait son suc au sol.
C’était un excellent vaccin.
Et Aristide mimait en riant avec délectation les gestes de la Mative.
Dixit Aristide Olivier

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