Il était une fois au début du siècle, un village de 428 habitants situé à 90 km de Montpellier, 18 km de Lodève et 4 km du chef lieu de canton, Lunas. Mais ce village n’était pas esseulé, il se trouvait sur la ligne de chemin de fer Béziers-Paris. Le chef de gare, Mr Rey avait bien du travail avec la vingtaine de trains voyageurs ou marchandises qui passaient jour et nuit.
Le Maire L. Bastide entouré des Conseillers municipaux P. Peyre, G. Anglade, P. Pailles, L. Azema, F. Saumade, C. Azema, F. Ramond, Brun assurait la gestion du village. L’instituteur Rieussec faisait office de secrétaire de mairie comme c’était souvent le cas ces années là. Melle Mercouy, Mme Nougaret étaient institutrices, l’une à Joncels, l’autre à la Dalmerie, petit hameau de la commune se trouvant dans l’autre vallée. Le village avait aussi son curé, Redoulès qui en plus de célébrer les offices bénissait les récoltes et les animaux. Les croyances étaient grandes, car la perte d’une récolte ou d’un animal de labeur entraînait le chaos dans la famille qui n’était pas riche.
Les foires avaient lieu le 15 avril, 29 août et 29 octobre. La fête votive le 1er dimanche de septembre. En outre il y avait un receveur municipal, Peltan, un receveur buraliste, Poilhès et un cantonnier, E. Olivier.
Le village comptait deux affenages et auberges, Daumas et Gayraud, deux cafés, Daumas et Courtès, deux épiceries, Gayraud et Azéma, un boucher, Salles, deux boulangers, Pailhès et Azéma, un négociant et marchand de bois, Baptiste Olivier, un minotier, Pailhès, un maître carrier, Daumas, un maréchal ferrant, Gayraud, deux cordonniers, Bertrand et Arnal, deux coiffeurs, Azéma et Christol, deux merceries, Gayraud et Fabre et une boutique de lingerie et blanc, Gayraud.
MM Saumade, Ussou, Teisserenc, Bastide, Mmes Chivaudel, et Catala étaient les principaux propriétaires. Seulement trois possédaient des demeures appropriées ; Saumade, Ussou et Teisserenc qui étaient de vrais notables.
Sur l’écrit que nous avons retrouvé existait une mine de cuivre. De ce fait, toutes les maisons du village étaient occupées. Dans les rues caillouteuses et boueuses, de nombreux enfants jouaient. La vie, bien que difficile unissait les villageois avec une entraide à toute épreuve.
Picou


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